Prix du gaz octobre 2026 : +6,3 %, ce qui change pour vous
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Les premiers coups de froid arrivent, les chaudières se remettent en route… et le prix du gaz repart à la hausse. Au 1er octobre 2026, le prix repère de vente de gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmente de 6,3 % TTC.
Faut-il s’inquiéter ? Qui est concerné ? Et surtout, comment limiter l’impact sur son budget chauffage ? On fait le point.
L’essentiel en 4 points
- Le prix repère passe de 172,05 €/MWh TTC en septembre à 182,88 €/MWh TTC en octobre, soit +6,3 %.
- Pour les offres indexées sur ce prix, la CRE évalue l’impact à environ +5,28 € TTC sur la facture d’octobre en moyenne.
- Les foyers qui ont une offre à prix fixe ne sont pas concernés : ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz fin 2025.
- Si la situation reste à peu près stable, la CRE estime que la facture annuelle 2026 pourrait être en moyenne environ 10 % plus élevée qu’en 2025, soit environ 120 € TTC de plus.
Qu’est-ce que le prix repère de vente de gaz ?
Depuis le 1er juillet 2023, il n’existe plus de tarif réglementé de vente du gaz. Pour aider les consommateurs à s’y retrouver, la CRE publie chaque mois un prix repère de vente de gaz (PRVG). C’est une sorte de boussole : il ne s’agit pas d’une offre à laquelle on peut souscrire, mais d’une référence pour comparer les offres du marché. Une partie d’entre elles y est d’ailleurs indexée.
Ce prix repère se compose de trois parts :
- La fourniture : le coût d’approvisionnement en gaz, qui évolue chaque mois, et les coûts liés à l’activité du fournisseur (coûts commerciaux, marge, certificats d’économies d’énergie…).
- L’acheminement : les tarifs de réseau et de stockage, qui évoluent le 1er avril pour le transport et le stockage, et le 1er juillet pour la distribution.
- Les taxes : CTA, TVA et accise sur le gaz naturel, décidées par l’État.
Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il en octobre ?
Chaque mois, une seule composante bouge : le coût d’approvisionnement, calculé à partir des cotations du gaz sur les marchés de gros. Le prix d’octobre s’appuie sur les cotations relevées en août. Or, les prix de marché ont augmenté en août par rapport à juillet. Résultat : une hausse de 6,3 % TTC au 1er octobre.
Cette hausse fait suite à celle de septembre (+5,6 % TTC), après une légère baisse en août (-0,8 % TTC). L’acheminement et les taxes, eux, n’ont pas bougé. Elle rappelle simplement que le prix du gaz reste sensible aux mouvements des marchés de gros.
Quel impact concret sur votre facture ?
Sur le papier, +6,3 % peut impressionner, mais l’effet sur une facture mensuelle reste modéré : la CRE évalue à environ 5,28 € TTC l’impact moyen en octobre pour les foyers dont l’offre est indexée sur le prix repère.
C’est sur la durée que l’addition se remarque. Les mois d’hiver étant ceux où l’on consomme le plus de gaz, une hausse du prix pèse plus lourd quand les chaudières tournent à plein régime. Selon la CRE, la facture annuelle 2026 pourrait ainsi dépasser d’environ 120 € celle de 2025, les prix du début d’année ayant été relativement bas.
Tout dépend donc de votre contrat, sachant qu’environ 10,31 millions de ménages disposaient d’un contrat de gaz naturel au 31 mars 2026 :
- Offre indexée sur le prix repère : votre prix suit l’évolution du marché, vous êtes concerné par la hausse.
- Offre à prix fixe : vous n’êtes pas concerné tant que votre prix reste bloqué. Pensez à repérer la date de fin de cette période.
5 réflexes pour limiter l’impact sur votre budget chauffage
- Identifiez votre type d’offre. Prix fixe ou indexé ? Vérifiez-le sur votre contrat ou dans votre espace client, ainsi que la date de fin du prix fixe.
- Comparez avec le prix repère. Il sert de point de comparaison : si le prix de votre offre est nettement au-dessus, cela vaut le coup de regarder ce qui existe sur le marché.
- Baissez le thermostat d’un degré. 19 °C dans les pièces de vie est la température généralement recommandée, et chaque degré en moins permet d’économiser environ 7 % d’énergie de chauffage, selon l’ADEME.
- Faites entretenir votre chaudière et purgez vos radiateurs. L’entretien annuel est obligatoire et contribue à un bon rendement ; la purge évite les poches d’air qui réduisent l’efficacité des radiateurs.
- Transmettez vos relevés de compteur. Une facture basée sur des estimations peut réserver des mauvaises surprises : donner vos index réels permet de payer au plus juste.

Gaz et électricité : gardez un œil sur l’ensemble de votre budget énergie
Pour beaucoup de foyers, le budget énergie ne se résume pas au gaz. Côté électricité, les tarifs réglementés ont augmenté de 2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026 article hausse TRVE août 2026. Faire le point sur ses contrats d’énergie une fois par an est un bon réflexe pour garder la maîtrise de sa facture.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce que le prix repère du gaz ?
C’est un prix de référence publié chaque mois par la CRE pour aider les particuliers à comparer les offres de gaz. Ce n’est pas une offre commerciale.
Le prix du gaz va-t-il encore augmenter cet hiver ?
Le prix repère est recalculé chaque mois à partir des cotations de marché, il est donc impossible de le prédire avec certitude. La CRE indique que, si la situation reste à peu près stable d’ici la fin de l’année, la facture annuelle 2026 serait en moyenne environ 10 % plus élevée que celle de 2025.
Suis-je concerné par la hausse si j’ai une offre à prix fixe ?
Non, pas tant que votre prix reste bloqué. Ces offres représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz fin 2025.
Existe-t-il encore un tarif réglementé du gaz ?
Non, il a pris fin le 1er juillet 2023. Le prix repère publié par la CRE sert désormais de référence, sans être une offre.
Sources
CRE, « Le prix repère de vente de gaz augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026 », communiqué de presse du 10 septembre 2026.
Service-Public.fr, « Le prix repère de vente de gaz va augmenter de 6,3 % en octobre », 11 septembre 2026.