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#Economie d'énergie

Canicule : combien va vraiment vous coûter votre climatisation ?

Temps de lecture: 3 minutes

Volets tirés, ventilateurs à fond, climatiseurs qui tournent sans interruption : avec la nouvelle vague de chaleur annoncée dès le 28 juillet, la question revient dans tous les foyers équipés. Combien cette semaine de canicule va-t-elle réellement peser sur la facture d'électricité ? Voici les calculs, appareil par appareil, et surtout les réflexes qui permettent d'éviter la douche froide au moment de recevoir la facture.

Le climatiseur, premier poste de dépense de l'été

Pendant un épisode de canicule, toute la hausse de consommation ne vient pas de partout : c'est le rafraîchissement qui pèse, et de loin. Un climatiseur mobile peut à lui seul consommer plus d'électricité sur une semaine que l'ensemble des autres petits appareils du logement réunis. Le réfrigérateur et le congélateur travaillent eux aussi un peu plus pour compenser la chaleur ambiante, mais leur surcoût reste marginal en comparaison.

En temps normal, une climatisation coûte entre 0,10 € et 0,23 € de l'heure au tarif réglementé selon le type d'appareil (mobile, split, PAC air-air réversible). Sur un été complet à raison de 8 heures par jour, la facture s'échelonne d'environ 70 € pour un split performant à près de 170 € pour un modèle mobile plus énergivore.

Le problème, c'est qu'en pleine canicule l'appareil ne tourne plus 8 mais 12 à 16 heures par jour. La facture grimpe dans les mêmes proportions : comptez jusqu'à une vingtaine d'euros rien que pour une semaine de forte chaleur avec un climatiseur mobile, davantage encore si le logement est mal isolé.

Le geste qui change tout : ne pas viser le plus froid possible

Le réflexe le plus répandu, pousser le thermostat au minimum pour aller plus vite au frais, est aussi le plus coûteux. Baisser la consigne d'un seul degré supplémentaire augmente la consommation de l'appareil d'environ 7 %. Autrement dit, chaque degré "en trop" se traduit directement sur la facture, sans gain de confort réel : l'écart entre 26°C et 18°C n'est pas perceptible pour le corps au-delà de quelques minutes.

Quelques ajustements simples permettent de limiter la casse sans renoncer à la fraîcheur :

Et si vous n'avez pas de climatisation ?

La hausse de facture ne concerne pas que les foyers équipés. Volets fermés le jour, aération nocturne, ventilateur bien positionné et appareils électroménagers énergivores utilisés plutôt tôt le matin ou tard le soir permettent aussi de limiter la note, même sans climatiseur. Le réfrigérateur et le congélateur, eux, n'ont pas besoin d'être poussés à leur régime maximal : un réglage standard suffit largement à compenser la chaleur ambiante.

Le vrai levier sur le long terme : le prix du kWh

Au-delà des écogestes, le montant final de la facture dépend surtout d'un facteur qu'on oublie souvent en pleine chaleur : le prix du kWh payé selon le contrat. Deux foyers avec la même consommation de climatisation peuvent voir des factures sensiblement différentes selon qu'ils sont au tarif réglementé ou sur une offre plus compétitive. Avant que la consommation ne grimpe encore avec les prochains pics de chaleur de l'été, c'est le bon moment pour comparer son offre d'électricité et vérifier qu'on ne paie pas chaque kWh plus cher que nécessaire.

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